Sacrée Wwoofeuse ! #2

Le titre de cet article aurait tout aussi bien pu être « la semaine de travail la plus déginglée du mois ». 😅 Cette semaine était une semaine de livraison mais vendredi, pas jeudi comme d’habitude. Et la gestionnaire de la semaine s’est absentée pour prendre en main son nouveau travail à Bergen. Tout ceci a passablement déglingué ma semaine, non je n’exagère pas du tout 🙈 (Hélène sors de ce corps 👻).

On a donc du gérer le travail de la ferme seuls pendant une partie de la semaine (la gestionnaire étant absente et le mari travaillant à l’extérieur et s’occupant de leur petite fille), ce qui nous a un peu stressé parce que les attentes étaient un peu élevées et ça nous semblait difficile vu qu’on ne savait jamais si c’était assez bien. D’ailleurs, on a fait quelques bourdes avec les fleurs en dernière minute le vendredi matin, jour de livraison (il n’y en avait pas assez) et je m’en suis beaucoup voulu. Alors qu’en théorie, je devais lâcher prise et ne pas me prendre la tête, surtout que je ne suis responsable de rien mais bon, c’est plus fort que moi, tu sais bien. 😅

  • Le persil sous le gel du matin
  • persil du champs
  • carottes récoltées le mardi
  • dav
  • choux de Bruxells fraîchement taillés
  • Un exemple de panier qu'on fait (presque) chaque semaine en fonction des légumes dispos

Vu qu’on avait fait des heures supp’ lundi, mardi, mercredi et jeudi, on a eu notre journée de libre après la livraison vendredi matin. 🤩 On a commencé à 7h, comme tous les jours de livraison, puis vers 9h30, après le nettoyage, on est parti se balader et profiter de la magnifique journée qui s’annonçait. J’avais aussi très envie d’aller faire le tour du fjord en vélo l’aprem’ mais ça a été impossible car la selle était beaucoup trop haute pour moi et c’était impossible de la descendre. On n’a pas voulu prendre de risque alors on a juste fait une looongue balade sur la route qu’on aurait pu prendre à vélo.

Une petite cabane prévue pour s’abriter en cas de fortes pluies (c’est pas trop mignon?)

Un autre élément qui a déglingué ma semaine, ça a été le fait de travailler samedi. Une ou deux fois par an, les membres du CSA (Community Supported Agriculture) de la ferme viennent et participent à une journée d’aide à la ferme. On a donc géré un groupe chacun: pour le mien, on a par exemple, ratissé la terre et creusé des sillons pour planter de l’ail, terre qu’on a ensuite recouverte avec du foin. On a aussi recouvert d’autres plantations, retourné le compost ou enlevé des mauvaises herbes. Parfois, les membres viennent avec leurs enfants donc c’est cool si on leur trouve aussi des petites tâches à effectuer.

Durant cette journée, j’ai donc rencontré quelques personnes avec qui j’ai discuté et j’ai pris conscience d’un truc majeur. Les profs en Norvège ne sont pas spécialement plus heureux qu’en Belgique. Il y avait plusieurs profs parmi les membres présents et j’ai réalisé que le système n’est pas aussi idyllique qu’on essaie de nous le faire croire depuis les pays européens. Il y a beaucoup de pression sur elles/eux pour qu’ils/elles soient disponibles, pour qu’ils/elles s’impliquent mais en même temps, ils/elles ont des contrats à l’année pendant parfois de longues périodes avant d’être engagés à titre définitif car il leur faut des fonds pour engager les profs (ce sont les écoles qui gèrent ça, pas l’État directement comme le réseau officiel en Fédération Wallonie-Bruxelles. Le fonctionnement est plutôt comme notre réseau Libre subventionné en fait.). Une des personnes avec qui j’ai discuté m’a dit qu’elle ne voulait pas faire ça toute sa vie et certainement pas à temps plein pour justement pouvoir être présente mentalement avec tous ses élèves, qu’elle avait aussi pris une pause pendant une certaine période parce qu’elle avait trop de travail, ça l’avait rendue folle. Et depuis, elle a pris conscience de l’importance de sa santé mentale dont elle prend davantage soin. Mais ça impliquerait donc de trouver une autre activité éventuellement pour l’argent manquant sur le côté.

Je me rends aussi compte de mes limites dans notre vie en « communauté ». Pour aider les parents avec la petite de 5 ans, les grands-parents sont venus passer le weekend à la ferme. On était donc 7 à se partager la maison. Déjà à 5, ce n’est pas une mince affaire (seul le rez-de-chaussée est chauffé, notre chambre n’a pas de chauffage, ce qui réduit les possibilités de repli au salon-salle à manger et leur pièce télé – où nous n’allons pas. EDIT du 20/10: Finalement, ce soir, on en a demandé un et on l’a eu 🎉), alors imagine à 7… Surtout quand on a qu’une salle de bain avec une seule toilette, hem. J’ai donc atteint mes limites ce weekend. Après une crise de larmes et un peu de temps passé seule, loin du bruit et de l’agitation familiale, ça allait un peu mieux.

D’un côté, j’ai besoin de calme et de me poser quelque part pour lire, écrire, tricoter, écrire mes articles (et je ne le fais que rarement dans la chambre car on n’a ni chauffage ni table, pas très pratique) et de l’autre, je vis avec une famille dotée d’une petite fille très très énergique qui a besoin de crier, de sauter, de s’amuser (comme tous les enfants de cet âge). Je sais donc qu’il va falloir regarder aux équipements des autres fermes disponibles pour nos prochains endroits. En attendant qu’on change de ferme à la fin du mois, j’encaisse et j’essaie de trouver des moments où je peux profiter du calme le plus possible … parce que je ne peux décidément pas attacher cette petite à une chaise et la bâillonner, ça ne serait pas très bien vu ! 😂😂

Et voilà, j’ai fini mon long monologue de nouvelles pour la semaine dernière si particulière sur bien des points ! On se prépare actuellement à affronter celle qui arrive (5cm de pluie annoncés rien que demain 😰 🌧️🌧️).

🍀 Wish me luck ! 🍀

2 Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *